N-ethylhexedrone : une nouvelle cathinone

Publié le 21 mars 2017


Synthétisée pour la première fois en 2011, la N-éthylhexedrone appelée aussi Hex-En, Hexen et éthyl hexedrone, est devenue disponible sur le marché des drogues à la fin de l’année 2015 et a depuis explosé en popularité. Cette molécule est un psychostimulant de la famille des cathinones, dont le nom chimique est 2-(ethylamino)-1-phenylhexan-1-one.

De plus en plus présente sur le marché de la drogue, il n’existe pas d’étude scientifique sur la N-ethylhexedrone.

La N-éthyhexedrone est vendue sur le web sous forme de cristaux ou de poudre comme produit chimique pour la recherche ou comme euphorisant légal.

Les sites de consommateurs situent le seuil d’effet de la N-ethylhexedrone entre 5 et 15 mg, et rapportent des consommations pouvant aller jusqu’à 50 mg. Les voies de consommation semblent être préférentiellement les voies intra nasale et orale.

La N-ethylhexedrone est consommée pour ses effets stimulants et entactogènes. Les effets recherchés décrits sont : une augmentation de l’énergie physique, des sensations physiques spontanées à type de picotements agréables, une euphorie, une accélération de la pensée, une augmentation de la motivation, de la concentration et de l’empathie, une distorsion du temps, une désinhibition et une exacerbation des sens (musique).

Cette molécule produit également de nombreux effets indésirables lors de la prise avec : une déshydratation et une hypersudation, une vasoconstriction, une augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle, un bruxisme, un trouble érectile et des prises compulsives de la substance. Lors de la phase de descente, il est décrit une persistance de la tachycardie et l’apparition d’une humeur dépressive, d’une anxiété, d’une irritabilité, d’une insomnie et d’une fatigue cognitive.

La N-éthylhexedrone semble avoir un potentiel d’abus et de dépendance chez certains usagers.

Bien que la toxicité aiguë ainsi que les effets à long terme de cette molécule n’aient pas été évalués pour le moment, ses caractéristiques structurelles laissent supposer des effets similaires aux autres cathinones et donc une toxicité sympathomimétique.

Dr Aude FLORENT

 


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